N.B. L’article est vieux de plus de 6 semaines. Et puis la rivière ci-dessous est la majestueuse Ruvubu, quelque part dans la province de Muyinga.
Les coupures d’électricité sont courantes dans la capitale burundaise, plongeant la ville dans l’obscurité. “Les coupures d’électricité arrivaient une ou deux fois par semaine, mais ces derniers jours elles arrivent chaque soir à partir de 10:00 PM” a déclaré un habitant de Bujumbura. Une autorité du ministère de l’énergie a reconnu que ce phénomène a commencé depuis le mois de janvier et est attribuable au manque de pluie. La même autorité a aussi admis que la mauvaise gestion de l’eau est aussi à blâmer.
Le Burundi connaît aujourd’hui un déficit de 25 MW. “Le pays a seulement deux saisons pluvieuses. Si une des deux manque de pluie, les rivières manquent d’eau et la capacité des générateurs s’en ressent. Plutôt que d’ajuster la capacité des générateurs à l’eau disponible, les autorités des barrages hydroélectriques laissent l’eau continuer à couler et cela réduit l’eau dans les réservoirs. Ceci est une des raisons du manque grave d’électricité que nous connaissons”, a confié une des autorités du ministère de l’énergie.
Seulement, certains membres du secteur privé croient que la croissance est la cause principale du déficit énergétique. “Le Burundi est en train de croître; les besoins en électricité croissent aussi. De nouveaux et nombreux immeubles sortent de terre, des entreprises poussent comme des champignons et des activités minières sont entrain de naître. Tout ceci nécessitera de l’électricité. Le gouvernement doit tout simplement financer la production d’une plus grande quantité d’électricité”, a affirmé un homme d’affaire du pays.
Le Burundi produit 41 MW, alors que le Kenya produit 1157 MW, l’Ouganda 384 MW, la Tanzanie 381 MW et le Rwanda 81 MW. Au Burundi, la source principale d’électricité est l’hydroélectricité. Le pays est fait de plusieurs montagnes et est traversé par beaucoup de rivières. Il est doté de 27 barrages électriques ayant une production de 32 MW. Le plus grand de ces barrages est celui de Rwegura, au nord du pays, qui a une capacité de 18 MW. Le second est celui de Mugere avec une capacité de 8 MW.
Les autres barrages sont très petits, ils ont une capacité variant entre 2 MW et 300 KW. Le Burundi reçoit aussi 9 MW du barrage de Rusizi dont la propriété serait commune avec ses voisins rwandais et congolais. Enfin, le pays a des sources additionnelles d’origines thermales qui ont capacité de 5,5 MW. Toutes ces infrastructures sont gérées par la Regideso qui est une compagnie étatique.
Le Burundi a des ressources minières attestées. La plus grande d’entre elles est le nickel à Musongati. Mais selon une autorité du ministère de l’Energie et des Mines, l’extraction du nickel de Musongati nécessitera au moins 50 MW.
Source: East African Business Week, 30 mars 2009.
La rédaction
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