Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill) |
Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre. |
Mis en ligne le 06 Février 2011 |
Le Burundi demeure un mauvais endroit pour les entrepreneurs |
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L’édition 2011 de “Doing Business” vient de paraître. Le Burundi arrive avant-avant dernier, soit le 181ème sur 183, comme ce fut le cas l’année passée. En gros, contre toute attente, l’amélioration n’a pas été au rendez-vous et le constat est amer. Les 5 derniers pays de la liste sont tous africains et parmi les 20 derniers, 15 sont africains. C’est tout dire quant aux performances économiques des pays africains. Au-delà de ce portrait général, il est facile de déceler certaines variations sur certains points. Par exemple, le Burundi a fait un peu de progrès dans le domaine de l’enregistrement de la propriété; il est monté en grade de 3 points, en passant du 118ème rang au 115ème rang. Par contre, il a stagné à la même place en demeurant bon dernier (171/171) dans le domaine du respect des contrats et (183/183) dans le domaine de la fermeture d’entreprises. Pire, il y a eu régression, par exemple, en ce qui concerne l’ouverture d’entreprises en passant du 131ème rang au 135ème, dans le domaine de la livraison de permis de construction en passant du 173ème rang au 175ème rang et en ce qui concerne le paiement des taxes en passant du 113ème rang au 141ème rang. |
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Comme le document de l’étude nous l’indique, le coût de l’ouverture d’une entreprise est trop élevé, soit 129.3 % du PIB per capita et les procédures sont trop nombreuses, soit 11 alors que la moyenne africaine est de 8.9. Le Burundi figure aussi sur une liste de 10 pays dont le taux de taxation est le plus élevé dans le monde. Parmi ces pays, en plus du Burundi, il y a l’Erithrée, la République Centrafricaine et la RD Congo. Le Burundi est aussi le champion mondial en ce qui a trait au manque d’accès aux infrastructures électriques. Le coût d’accès à la connexion électrique est de 36 697.7 % du PIB per capita. Mais ce qui serait choquant et même révoltant pour le citoyen moyen est l’exécrable performance du pays en matière de perception des taxes et impôts. Dans le pays, les hôpitaux et les écoles sont sous financés, mais le pouvoir est incapable de collecter les impôts. Le gouvernement est même incapable d’améliorer les conditions de travail des entreprises. Et d’une année à une autre la situation semble s’empirer. Cette dernière édition de “Doing Business” ne pourra sûrement pas rendre les jeunes burundais très optimistes quant à leur avenir dans le pays. Source: Doing Business, Banque Mondiale La rédaction Copyright @ www.amayagwa.com |