Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill)

Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre.

Mis en ligne le 06 Novembre 2010
Par Patrice Ndeta

Burundi: un mauvais endroit pour les affaires

La Banque Mondiale vient de publier l’édition 2011 de: “Doing Business”. Les résultats n’ont probablement étonné personne. Néanmoins, il est quand même intéressant d’en prendre connaissance.

Selon cette nouvelle édition de “Doing Business”, le Burundi occupe le même rang que celui qu’il occupait l’année passée, soit le 181ème sur 183. Il est donc parmi les 3 derniers pays au monde en termes de rentabilité des affaires. Dans le classement général, il a fait du “sur place”. Seulement, il a quand même fait des progrès dans le domaine d’enregistrement d’entreprise. Par contre, il a régressé dans tous les autres domaines, en particulier dans le lancement d’entreprise, la mise en chantier et surtout le paiement des taxes. Il est même demeuré bon dernier (183 sur 183) dans le domaine de

fermeture d’entreprise.

En comparant le pays aux autres de la région, nous ne manquerons pas de noter que, dans le classement général, les 9 derniers pays sont tous africains. Au sein de la CEA (Communauté Est Africaine), nous avons:

                     Pays                                Rang

                     Rwanda                               58
                     Kenya                                98
                     Ouganda                             122
                     Tanzanie                            128
                     Burundi                             181

Le Burundi se trouve bien à la queue du peloton est-africain, en ce qui a trait à l’activité économique. Il en est de même au sein de Comesa (Common Market of Eastern and Southern Africa). La Banque Mondiale a aussi constaté que le Rwanda et la Zambie sont, dans le monde, parmi les pays qui ont fait beaucoup de progrès.

L’étude a réalisé son évaluation en se basant sur 9 critères. Ces critères sont: le lancement d’entreprise, l’acquisition du permis de construction, l’enregistrement d’entreprise, le paiement des taxes, le commerce extérieur, le respect des contrats, l'accès au crédit, la protection des investiseurs et la fermeture d’entreprise (voir pg 161 du rapport). A l’intérieur de chaque critère, il y a plusieurs points qui ont été évalués. Par exemple, l’acquisition du permis de construction nécessite 25 procédures, 212 jours (plus de 7 mois) d’attente et un coût de 7 047.6 % du PIB per capita. Le PIB per capita étant de 150 $us, un petit calcul rapide nous donnerait 10 571.4 $us, soit près de 13 millions de FBU comme coût d'acquisition du permis de construire. Pour ce qui a trait au respect des contrats, il faut 832 jours (plus de deux ans) et 44 procédures. En ce qui concerne la fermeture d’entreprise, l’étude affirme qu’il n’y a aucune loi, aucune procédure reconnues dans le pays.

L’étude est assez sévère envers le Burundi. Elle vient s’ajouter à une autre qui affirmait que le pays était le havre de la corruption. Pour ce dernier cas, les autorités burundaises ont émis un démenti. Il faut s’attendre à ce qu’elles montent au créneau pour dénoncer cette dernière édition de “Doing Business”, et donc qu’ellent continuent à pratiquer la politique de l’autruche.


Source: Banque Mondiale


Résultats qui cencernent le Burundi

Le classement général

Tout le rapport

La rédaction


Copyright @ www.amayagwa.com