Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill) |
Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre. |
Mise en ligne le 12 Octobre, 2009 |
Qu’en est-il de la mobilité des capitaux en Afrique de l’Est? |
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L’hebdomadaire East African Business Week a confectionné une liste de restrictions au mouvement des capitaux. Il a aussi compilé de l’information relative à la date d’élimination de ces restrictions. Il y a donc aujourd’hui de fortes restrictions quant à la mobilité des capitaux dans les pays qui forment la CAE (Communauté de l’Afrique de l’Est). Ces restrictions comprennent l’achat des valeurs étrangères, l’intervention du marché des titres, l’achat des obligations gouvernementales, le prêt et l’emprunt à et de l’étranger. Les données disponibles montrent que les Tanzaniens peuvent acheter des actions étrangères s’ils le font de l’étranger, mais ils doivent informer la banque centrale de leur pays. Mais cette restriction sera éliminée le 31 Décembre 2009. Au Kenya et en Ouganda, les habitants peuvent acheter les actions étrangères. Mais au Burundi, les habitants ne peuvent pas acheter de valeurs étrangères sans l’accord de la banque centrale de leur pays. Cette restriction sera éliminée le 31 Décembre 2014. Au Rwanda, la banque centrale doit approuver tout achat de titre étranger; la restriction sera levée le 31 Décembre 2009. En Tanzanie, les étrangers peuvent détenir 60 % des actions d’une compagnie locale tout autant au premier qu’au second achat. Au Kenya, ce pourcentage peut aller jusqu’à 75 %. Et la particularité du Kenya est que tout investisseur local est reconnu comme un citoyen de la CAE. Au Rwanda et en Ouganda, il n’y a aucune restriction dans ce domaine; les étrangers peuvent acheter |
directement ou indirectement les actions de compagnies locales. Au Burundi, il n’y a aucune réglementation; l’institution régissant le marché des valeurs est inexistante et le plan du marché financier est encore au stade d’élaboration.En Tanzanie, les habitants ne peuvent pas participer aux Offres Publiques Initiales (IPO: initial public offers); cette restriction sera levée avant Décembre 2010. Au Kenya, les résidents peuvent participer à l’IPO. Au Rwanda et en Ouganda, les résidents peuvent participer à l’IPO mais avec l’aval de leur banque centrale. L’émission et la vente de valeurs mobilières par des étrangers sont permises au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Au Rwanda cela se fait avec l’accord de la banque centrale, mais cette contrainte sera levée le 31 Décembre 2009. La vente des actions à l’étranger par des Tanzaniens est toujours soumise à l’accord des autorités de l’organisation tanzanienne compétente à savoir la “Capital Markets and Securities Authority”. Cette contrainte sera éliminée le 31 Décembre 2012. Au Kenya, en Ouganda et au Rwanda, il n’y a aucune restriction quant à la vente et l’émission de valeurs mobilières à partir de l’étranger. Au Burundi l’accord est nécessaire dans ce domaine. La Tanzanie empêche aux étrangers d’avoir accès aux valeurs du gouvernement; cette restriction ne sera pas en vigueur après le 31 Décembre 2012. Il n’y a aucune restriction quant à l’achat des obligations du gouvernement et des entreprises par des étrangers au Kenya, au Rwanda, en Ouganda et au Burundi. Au Burundi, au Kenya et en Ouganda, les étrangers peuvent vendre et émettre des obligations et même d’autres instruments de dettes. Par contre en Tanzanie, les étrangers ne peuvent ni vendre, ni émettre des titres de dettes sur le marché local. Cette loi ne sera pas en vigueur après le 31 Décembre 2015. Au Rwanda, cette transaction est possible mais avec l’accord de la banque centrale. Mais le pays compte éliminer cette restriction le 31 Décembre 2009. Au Kenya, au Rwanda et en Ouganda, les étrangers peuvent vendre et émettre des obligations et d’autres instruments de dettes à l’étranger. En Tanzanie, ils ne le peuvent pas, mais la restriction ne sera pas en vigueur après le 31 Décembre 2012. Les Kenyans et les Ougandais peuvent acheter et vendre des instruments de la monnaie à l’étranger. Au Rwanda cela est aussi possible mais dans le cadre de la réglementation nationale. Les Tanzaniens n’ont aucun droit dans ce domaine. Mais le gouvernement tanzanien compte libéraliser le marché avant 2015. Dans les pays de la CAE, les étrangers peuvent vendre et émettre des outils d’investissements. Seule la Tanzanie n’a pas donné ce droit aux étrangers. En plus, le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie sont en train d’élaborer leur législation en matière de vente et d’émission par des étrangers de produits et d’instruments dérivés. Au Kenya et en Ouganda cela est déjà permis. Le Kenya, le Rwanda et l’Ouganda acceptent un emprunt non monétaire, alors que la Tanzanie et le Burundi l’acceptent avec des restrictions. Les Tanzaniens ne peuvent pas prêter de l’argent à l’étranger. Le Kenya le permet dans le cadre de ses réglementations alors que l’Ouganda exige certaines conditions. Les Rwandais peuvent prêter de l’argent à l’étranger. Au Burundi, le prêt se fait avec l’accord de la banque centrale et cela jusqu’en 2014. Tous ces pays de la CAE n’ont aucune restriction envers les fonds d’investissement dans le pays. Mais ils en ont quand il s’agit d’investissement à l’étranger. La Tanzanie ne permet aucun investissement direct dans un pays étranger. Le Kenya et l’Ouganda acceptent l'investissement à l’étranger. Mais le Burundi et le Rwanda exigent l’accord de leur banque centrale respective. Source: East African Business Week La rédaction Copyright @ www.amayagwa.com |