Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill) |
Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre. |
Mise en ligne le 07 Septembre, 2009 |
Bientôt un “super manioc” dans notre assiette |
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Le Comité National sur la Biosécurité alimentaire du Nigéria vient de donner son aval à un projet de production d’un manioc spécial. Ce manioc est conçu pour être un “aliment complet”. Le manioc en question est génétiquement modifié et pourrait contenir 30 fois plus de bela-carotène, un précurseur de la vitamine A, que le manioc ordinaire. Il contient aussi un niveau élevé de fer, de protéine, de zinc et de vitamine E. Un repas de 500 grammes suffirait pour avoir le minimum nécessaire à une allocation quotidienne de ressources alimentaires dans le corps humain. “Ceci est un des meilleurs projets conçus pour une plante importante”, a déclaré A. Richard Sayre de Donald Danforth Plant Science Center de St Louis dans le Missouri. M. Sayre s’adressait à une réunion de l’Association Américaine pour l’Avancement de la Science, à Chicago, le 13 Février 2009. Il a révélé les résultats de ses travaux à travers le programme BioCassava Plus. Ces travaux ont commencé en 2005 dans le cadre du projet |
Grand Défi pour le Programme Mondial de la Santé. Le défi dont il est question est celui de fournir une alimentation complète dans un seul aliment de base. Plus de 250 millions de personnes en Afrique subsaharienne et plus de 800 millions de personnes dans le monde dépendent du manioc comme source d’énergie. Seulement le manioc, tel qu’il existe actuellement, est peu nutritif et résiste peu aux virus. En plus, une fois récolté, il pourrit vite si, après 2 jours, il n’est pas traité adéquatement.L’équipe de Sayre voudrait non seulement rendre le produit plus nutritif, mais elle a aussi l’ambition de le rendre la plante plus résistante aux maladies. Elle vise également à réduire le cyanure contenu dans le manioc récolté. “Nous sommes en train de transformer le produit alimentaire pour le rendre plus nutritif”, a affirmé M. Sayre à SciDev,Net. Les tests au laboratoire et dans les serres ont été un succès. Ainsi par exemple, le niveau de fer a été multiplié par 9, celui du zinc multiplié par 4 et celui des protéines multiplié par 4 aussi. La prochaine étape est celle de l’introduction de la plante dans certains champs et sous certaines conditions pour en évaluer les performances. Viendra ensuite la distribution du produit pour la consommation aux animaux puis aux êtres humains. Le Nigéria est le premier pays à offrir ses champs pour les expérimentations. Mais le projet attend encore la signature du ministre de l’environnement. Selon le projet, l’Initiative pour la Recherche des Plantes Nationales Traditionnelles du Nigéria encadrera les expériences. Jusqu’à présent, les éléments nutritifs ont été introduits individuellement dans la plante. La première plante à contenir plusieurs éléments aura la vitamine A, le fer, les protéines et la résistance aux virus. Et les expériences pourraient commencer au Kenya à la fin de cette année. “Nous sommes dans le processus de formation des scientifiques africains dans les laboratoires. Ces Africains vont apprendre la technologie de la production du manioc transgénique. Ils retourneront chez eux pour créer le produit eux-mêmes”, a déclaré M. Sayre. Source: Sunday Monitor, Ouganda La rédaction Copyright @ www.amayagwa.com |