ÿþ<!-- saved from url=(0022)http://internet.e-mail --> <html> <head> <title>Actualite</title> </head> <script language="JavaScript"> var spot; spot=0; function move() { styleObjet=document.getElementById("flyer").style; if (spot<900) { spot+=2; styleObjet.left=spot+"px"; } else { spot=0; styleObjet.left=spot+"px"; } setTimeout(move,50); }; </script> <body onload="move();" bgcolor="#FFFFFF"> <Table id="flyer" style="position:absolute; top:1" width="100%"> <TR ALIGN="left" bgcolor="#FFFF00" color="#FF0000"> <TD><H4>Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill)</H4></TD> </TR></Table> <Table id="text" style="position:absolute; top:40" width="100%"> <TR ALIGN="center" bgcolor="#00FF00"> <TD><H4>Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre.</H4> <script language="JavaScript"> var e = document.getElementById("text"); e.style.border= "solid black 5px"; e.style.padding = "5px"; var colors = ["white", "yellow", "orange", "red"] var nextColor = 0; setInterval(function() { e.style.borderColor=colors[nextColor++%colors.length] }, 500); </script> </TD> </TR></Table> <Table style="position:absolute;top:100" width="100%" height="60"> <TR ALIGN="center" bgcolor="#00FFFF"> <TD> <p><H3>Amayagwa: De l'information fondée</H3></p> </TD> <TD> <p><H4>Mis en ligne le 23 Novembre 2011</H4></p> </TD> </Tr> </Table> <Table style="position:absolute;top:160" width="100%"> <TR ALIGN="center" bgcolor="#00FFFF"> <TD><H2>Quelle serait la porte de sortie de la crise politique actuelle au Burundi?</H2></TD> <Table style="position:absolute;top:210" width="100%"> <TR Left="center" bgcolor="#00FFFF"> <TD> <IMG src="gatumba-massacres.jpg" width="500" height="400"> </TD> <TD> <h3><p align="justify">Le Burundi est confronté à une impasse politique. Partout dans le pays, presque chaque jour, des personnes sont massacrées et les tueurs présumés sont rarement appréhendés et jugés. La presse et la société civile rapportent régulièrement cette comptabilité macabre. Par exemple, le journal burundais,  Iwacu-burundi et le quotidien kenyan  Daily Nation nous apprennent, aujourd hui, que pendant ces cinq derniers mois, plus de 300 démobilisés des FNL (Forces Nationales de Libération) ont été tués par les forces burundaises de l ordre. Si cette information s avérait fondée, ce serait plus de 2 personnes exécutées arbitrairement et quotidiennement par le pouvoir de Bujumbura.</p> <p align="justify">A ces homicides, il faudrait y ajouter les crimes économiques qui s observent sous forme de détournement de fonds publics et de perception de pots-de-vin. Des organisations nationales et internationales telles que l Olucome, Doing Business, Transparency International ont reconnu et reconnaissent encore que le Burundi est un des champions mondiaux en matière de corruption.</p> <p align="justify">Ce portrait peu élogieux du Burundi est, en partie, le fruit de la trop grande force du parti présidentiel, le CNDD-FDD. Par exemple, à l Assemblée Nationale, sur un total de 106 députés, ce parti dispose de 81 députés. Si nous y ajoutons les 3 Batwa qui seraient tous membres du parti au pouvoir, et les 5 députés du parti Frodebu-Nyakuri, un parti vassal du parti présidentiel, nous constaterions que le pouvoir burundais est fort de près de 84 % des membres de l Assemblée Nationale. Au Sénat, les rapports de force seraient assez semblables à ceux qui existent à l Assemblée Nationale. Tout ceci explique le fait que tout le parlement soit une simple caisse de résonnance du gouvernement. Et cela n'aide en rien dans la </TD> </TR> </Table> <Table border="0" style="position:absolute;top:612" width="100%"> <Tr bgcolor="#00FFFF"> <TD> <h3>promotion et le soutien de l'indépendance du pouvoir judiciaire, laquelle indépendance est réduite à la portion congrue. Les plaintes logées dans les tribunaux à l'endroit des autorités politiques et administratives seraient rarement traitées et jugées correctement.</p> <p align="justify">Nous devons néanmoins reconnaître que quel que soit le parti au pouvoir, une réduction sensible de la corruption et une croissance significative du pouvoir judiciaire demanderont beaucoup de temps. Un travail inlassable, persévérant de l élite sur elle-même est encore nécessaire. Une nouvelle culture politique, une presse plus riche et plus agressive, une société civile plus forte et mieux financée et une communauté d affaires plus grande et plus diverse seront encore indispensables pendant longtemps.</p> <p align="justify">Dans l immédiat, avant 2015, il serait impérieux de procéder à des changements constitutionnels afin de créer au parlement une opposition réelle et efficace au pouvoir exécutif. L article 173 de la constitution nous dit qu aucun parti ne peut être à la fois membre du gouvernement et de l opposition. Ainsi, actuellement, l opposition est complètement absente du parlement. Ceci était aussi presque le cas pendant la législature précédente, celle de 2005-2010. Il y a aussi l article 129 qui nous indique qu un parti ayant obtenu plus de 5 % du vote lors des élections des députés peut revendiquer une place au gouvernement. Et nous savons tous qu'un parti qui refuserait de réclamer ce droit signerait de fait l acte de naissance d une faction en son sein. La constitution actuelle favorise donc dans les faits l absence de l opposition au parlement.</p> <p align="justify">L actuelle opposition, qui, pour être extra-parlementaire, dispose d'une grande latitude, aiderait beaucoup le pays et la démocratie en réclamant la disparition de l article 129, tout au moins le deuxième paragraphe de cet article. Il est absolument indispensable, voire vital pour la démocratie d avoir une opposition réelle et nombreuse au parlement. Nous croyons qu il serait même utile de tenir les élections législatives et présidentielles à des dates éloignées l une de l autre d au moins une année. Cela pourrait éviter qu un même parti gagne automatiquement et dans les mêmes proportions les deux consultations populaires.</p> <p align="justify">Un autre changement nécessaire serait celui des articles 191 et 197. Ces articles stipulent que l adoption d une loi se fait à la majorité des 2/3. Pourtant, partout dans le monde, l adoption des lois se fait à la majorité simple, celle des 50 % plus une voix. Nous croyons que ce sont ces articles qui peuvent avoir poussé Pierre Nkurunziza et son parti à s'adonner à la fraude électorale. Le CNDD-FDD aurait tenu à éviter de retomber dans le scénario des problèmes qu il a connus au début de la dernière législature, quand il arrivait difficilement à voter des lois.</p> <p align="justify">Enfin, dans le texte constitutionnel, les mots Hutu et Tutsi sont repris très souvent. Cela était sûrement pertinent lors de l adoption des Accords d Arusha. Mais depuis lors, ces mots sont demeurés complètement absents des livrets d identité des citoyens burundais. Même le recensement national de 2008 n a pas jugé utile de les mentionner dans ses formulaires. Pour être conséquent, le pouvoir burundais devrait soit, tenir des statistiques et une législation ethniques, soit effacer de la constitution tous ces mots Hutu et Tutsi. Il a une majorité nécessaire au parlement pour le faire et cela créerait plus de transparence et d équité au sein des institutions publiques.</p> <p align="justify">Ce qui préoccupe actuellement les Burundais ce sont la sécurité, la bonne gouvernance et la croissance économique. Nous croyons que ces changements constitutionnels pourraient aider dans ce sens. Seulement, il faudrait des pressions très fortes pour amener le pouvoir actuel à accepter d en parler. Le statu quo n est pas viable, surtout s il perdure au-delà de 2015. Ce serait encore et toujours des violations massives de droits de la personne, un pillage généralisé de deniers publics et une impunité totale pour tous les crimes. Une situation pareille ne pourrait qu encourager et réconforter les partisans d un retour à la guerre civile.</p> <p align="justify">La redaction</p><br> <p align="justify"><font color="FF0000">Copyright @ www.amayagwa.com</font></p></h3> </TD> </Tr></Table> </body> </html>