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Mis en ligne le 13 Janvier 2011 |
Electricité: Est-ce bientôt la fin du déficit chronique? |
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Le Burundi vit depuis longtemps avec un déficit chronique en matière d’énergie électrique. Ces jours-ci, différentes sources d’information veulent que des investissements soient en train d’être réalisés pour la production d’une plus grande quantité d’électricité. Reste à voir si la planification se convertira en bonne réalisation. Aujourd’hui, le Burundi, à travers la compagnie para-étatique, la Regideso (Régie de la Production et de Distribution d’Eau et d’Electricité) produit 30,9 MW. Cette électricité vient de deux grands barrages hydroélectriques, Rwegura et Mugere, qui produisent respectivement 18 MW et 8 MW. La Regideso, par le biais de la DGHER (Direction Générale de l’Hydrolique et de l’Energie Renouvelable), exploite aussi 5 petits barrages hydroélectriques qui, en tout et pour tout, produisent 0.45 MW. L’entreprise para-étatique est aussi propriétaire de quelques stations thermiques ayant une production de 5,50 MW. Enfin il existe des acteurs privés qui opèrent une dizaine de petits barrages hydroélectriques et produisent 0.65 MW. |
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Le Burundi produirait donc 37.63 MW. Mais il importe de la RD Congo sa part de Rusizi I et Rusizi II, soit 22 MW. En 2008, l'ensemble de l'offre se chiffrait à 111.8 MWh alors que la demande s'élevait à 206.4 MWh. Le pays accusait, en 2008, un déficit de 12.9 MW en saison des pluies et de 23.5 MW en saison sèche ou, selon les sources, de 94.6 MWh. L’offre resterait stable, parfois même décroîtrait à cause de la vétusté des équipements et ou de l'insuffisance de la pluie. Pendant ce temps, la demande croîtrait au rythme de 7 % par an. Des projets de construction de nouveaux barrages hydroélectriques existent depuis longtemps. A court terme (2 ou 3 ans depuis 2008), ces projets sont Kaburantwa qui pourrait produire 20 MW et Mpanda qui pourrait avoir la capacité de production de 10.4 MW. A long terme (5 à 8 ans), il s’agirait de Mulembwe et Siguvyaye qui produiraient 100 MW et Ruvubu (Mumwendo) qui aurait une capacité de production de 80 MW. Au niveau régional, il y aurait Risizi III pour 145 MW, Rusizi IV pour 265 MW et Rusumo pour 61 MW. Sur papier, le pays devrait bénéficier de gros surplus d’électricité dans quelques années. Ce qui se passera réellement, ce sera probablement une autre histoire. La première mesure est l’état d’avancement des travaux sur les rivières Kaburantwa et Mpanda. Par exemple, les études de faisabilité du barrage Kaburantwa existent depuis 1995. Quinze ans après, aucun KW n’est sorti de la rivière. Par contre, les statistiques nous disent que le Burundi est le pays qui consomme annuellement le moins d’électricité dans le monde, per capita, soit 20 KWh. Une autre information est que les stations thermiques sont tout à fait inefficaces. La Regideso produit 1 KWh au coût de 350 FBU pour le vendre à 41 FBU. Les centrales hydroélectriques demeurent donc très efficaces, surtout que le pays est doté de grandes ressources en rivières. Et puis il y avait 62 885 élèves dans le cycle supérieur des écoles secondaires en 2009. Le pays a et aura besoin de beaucoup d’électricité, s’il veut créer des opportunités d’emplois à tous ces jeunes de plus en plus nombreux qui ont terminé, terminent et termineront leurs études. N.B.: Sur la photo: le lac Rwegura Sources: www.gtz.de, imf.org, unesco.org La rédaction Copyright @ www.amayagwa.com |