Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill) |
Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre. |
Mise en ligne le 19 Octobre, 2009 |
Le déficit énergétique est incompréhensible |
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Le public burundais souffre beaucoup du manque d’électricité en bonne quantité. Des entreprises artisanales, des hôpitaux, des hôtels demandent un accès plus grand à l’énergie électrique. L’exploitation du nickel souffrirait même de ce déficit énergétique. Le gouvernement burundais et la société d’état, la Regideso, peinent à expliquer cette carence. La récente guerre civile sert d’explication à tous les problèmes actuels du pays. Mais cette explication est de moins en moins crédible. Il y aurait des projets bien solides dans ce domaine au pays. Selon M. Godefroid Hakizimana, conseiller au Ministère de l’Energie, actuellement le pays a une capacité de production de 32 MW alors que la demande est de 45 MW. Le déficit serait, selon toujours M. Hakizimana, de 25 MW aux heures de pointe. Pour faire face à la situation, le pays serait en négociation avec des investisseurs pour combler ce déficit. Pour le moment, une compagnie britannique serait en train de négocier la construction d’un barrage hydroélectrique de 20 MW et une compagnie suédoise pourrait avoir le contrat de construction d’un barrage de 10 MW. En tout et pour tout, les projets sur la table totaliseraient 30 MW. En plus de ces projets, la Banque Africaine de Développement et la Banque Mondiale auraient octroyé au pays un prêt de 60 millions de $us pour la réparation et la modernisation des infrastructures existantes. Ainsi par exemple, de nouvelles ampoules permettront de consommer moins d’électricité. |
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Les projets actuels, s’ils sont réalisés, permettront de satisfaire la demande actuelle. Qu’en est-il de la demande future ? Dans deux ou trois ans, avant même que ces barrages soient en opération, la demande aura déjà augmenté. Et le déficit énergétique risquera de devenir chronique. Et apparemment, il n’y a aucun projet d’électricité solaire ou éolienne. En particulier, avec l’électricité solaire, les consommateurs auraient l’opportunité se passer de la grand-mère insouciante qu’est la Regideso. Il y a aussi une autre forme d’énergie qui serait utile. Il s’agit de l’électricité au charbon. Dans l’immédiat, avant même que ces barrages soient construits, il serait opportun de produire de l’électricité au charbon. Le prix du charbon est assez bas, autour de 70 $us la tonne métrique. L’approvisionnement serait assez facile car le transport et le stockage sont plus aisés. Des pays voisins, tels l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Malawi, la Zambie peuvent être des fournisseurs. Par exemple le Malawi produit plus de 50 000 tonnes métriques par an. L’usage de cette forme d’énergie permettrait la diversité mais aussi la flexibilité par rapport à la demande. Il serait possible de mettre le générateur en marche quand la demande est forte. D’aucuns se demandent pourquoi cela n’a pas été fait bien avant. La Tanzanie a déjà fait ce choix. Quant à la Chine, elle produit 68 % de son électricité grâce au charbon. Les environnementalistes diraient que le charbon pollue. Et ils auraient raison. Mais même avec 3, 4 ou 5 centrales électriques au charbon, le Burundi serait toujours dans les normes de Kyoto. La construction d’un barrage prend toujours beaucoup de temps. C’est pourquoi en attendant, d’autres sources d’énergie peuvent être mises à contribution. L’électricité à l’énergie solaire est inconnue alors que le soleil est une ressource abondante dans le pays. Le charbon serait aussi d’une grande utilité de par son prix abordable, son abondance dans la région mais aussi la flexibilité qu’il permet. Source des chiffres: The Africa Report, World Bank, Wikipedia La rédaction Copyright @ www.amayagwa.com |