Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill)

Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre.

Mis en ligne le 10 Juillet, 2011
Par Patrice Ndeta

Burundi: un des états en faillite

Les organisations “Foreign Policy” et “Fund for Peace” viennent de publier la version 2011 de l’Indice des Etats en Faillite. Le Burundi figure en bonne place sur la liste des 20 états les plus en faillite. Il est le 17ème sur 177 pays.

Ceci n’est sûrement pas une révélation ni une bonne nouvelle pour les Burundais. Nous croyons que personne n’est surpris par les résultats de l’étude. D’ailleurs le Burundi n’est pas seul sur cette liste d’états moribonds. En tête de liste, figure la Somalie qui, de toute évidence, mérite bien ce titre peu prestigieux. Viennent ensuite, successivement, le Tchad, le Soudan et la RD Congo qui, eux aussi, accumulent presque tous les facteurs de la faillite.

Parmi ces facteurs, tels que présentés par les auteurs de l’étude, il y a les manquements contre les droits de la personne, la multiplication des factions, les crimes commis par les forces de sécurité, le mauvais état des services publics, le nombre de réfugiés et de déplacés intérieurs, les interventions étrangères, la mauvaise performance économique, etc.. Il y a, en tout, 12 facteurs avec chacun un maximum de 10 points. Et des 20 pays en tête de liste, 15 sont africains. Sans nous prononcer sur la méthodologie de

l’étude, nous croyons qu’en nous référant à l’actualité, le Burundi avait et a toujours de fortes chances d’accumuler beaucoup de points pour être membre du peleton de pays en tête de liste.

Enfin, l’état burundais est en pleine régression. Cela est vrai. Il était 23ème l’année passée. Il a donc reculé de 6 places. En réalite, les autres pays ont beaucoup accru leurs bonnes performances alors que le Burundi reculait. Ainsi le Burundi a 98.6 points cette année alors qu’il avait 96.7 l’année passée. Par exemple, les factions sont plus nombreuses, les crimes commis par les forces de sécurité se sont accrus et les violations des droits de la personnes ont augmenté par rapport à l’année passée. Et la situation risque d’aller de mal en pis l’année prochaine, à moins que les principaux acteurs politiques décident d’enterrer leur hache de guerre.

Source: foreignpolicy.com


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La redaction


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