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Mis en ligne le 03 Decembre 2010 |
Burundi: l’insécurité alimentaire règne. |
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Cette semaine, les chefs d’état de pays de la CEA (Communauté Est-Africaine) se sont réunis pour parler, entre autres, de la sécurité alimentaire. Mais dans ce domaine comme dans d’autres, le Burundi est dans la misère. En Avril 2010, le World Food Programme (WFP ou programme alimentaire Mondial) a déclaré que le Burundi faisait face à un déficit alimentaire pouvant aller à plus de 450 000 tonnes métriques. Il a ajouté que 28 % et 50 % de la population burundaise souffraient respectivement d’insécurité alimentaire et de malnutrition. Selon toujours le WFP, chaque Burundais consommait 1400 kilocalories par jour alors qu’il avait besoin de 2100. Cette organisation mondiale a aussi affirmé que le citoyen burundais moyen consacrait plus de 60 % de son revenu à l’alimentation même pendant la saison des récoltes. |
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Entre autres raisons de ce problème, il y a le manque de pluie sur une grande partie du pays. Or dans ce domaine, le Burundi fait figure de mauvais élève. En effet, au Burundi, la surface forestière s’est réduite de 48 % depuis 1990. Le pays a perdu 137 000 ha de forêt, soit 47 % de sa forêt, de 1990 à 2005. Aujourd’hui, le Burundi ne dispose que de 152 000 ha de forêt, et cette forêt n’est même pas intacte. A cause de cet état de fait, les gorilles et les éléphants ont disparu du pays, ce qui a compromis la santé de l’industrie touristique. La cause du problème est l’agriculture, l’élevage et l’usage du charbon de bois. Dans ce même laps de temps, l’Ouganda a perdu 21 % de sa forêt. Mais il est toujours la patrie de 5000 espèces de plantes, 345 espèces de mammifères et 1045 espèces d’oiseaux. Pendant ce temps, surtout après 1995, le Rwanda a accru sa superficie forestière au rythme de 8 % par an. Néanmoins sa population de gorilles a connu une diminution sensible. Elle est passée de 700 têtes en 2002 à 260 en 2008. Mais dans ces deux derniers pays, la forêt et les animaux sauvages permettent encore de stimuler les activités touristiques. Le Burundais a, de toute évidence, besoin d’être plus efficace pour se nourrir, mais aussi pour générer des activités modernes telles que les activités touristiques. Par exemple, il n’y a apparemment aucune politique pour faire disparaître à moyen ou long terme l’usage du charbon de bois. Sources: mongabay.com, wfp.org, ippmedia.com La rédaction Copyright @ www.amayagwa.com |