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Mise en ligne le 22 Août, 2009
Par Patrice Ndeta

Le Burundi exploiterait déjà à grande échelle les ressources de son sous-sol

Il y a beaucoup d’informations assez générales et confuses à propos des richesses du sous-sol du Burundi. Et plus l’actualité s’y intéresse, plus la confusion augmente. Aujourd’hui, il est question de l’exploitation effective des ressources. Et même à ce propos, les informations sont contradictoires.

La production minière a toujours été marginale au Burundi. En 2005, elle comptait pour 1 % du PIB. Elle était constituée pour 97 % de l’exploitation des mines d’or. Le reste était fait du tungsten, du tantalum et du colombium dont l’exploitation a toujours été artisanale. Il y a eu aussi la production de la tourbe avec une exploitation industrielle. Mais selon M. Damien Riragonya, Directeur Général au Ministère des Mines et de la Géologie, la production de la tourbe s’est fortement réduite à cause du vieillissement des équipements.

Malgré la quasi-absence de production minière, l’actualité continue à faire état de l’existence de ressources minières. Et ces ressources seraient constituées essentiellement de nickel. Beaucoup de sources veulent que réellement, en 2006, le nickel soit présent au Burundi dans plusieurs sites. Le site le plus important serait celui de Musongati avec 185 millions de tonnes métriques de 1.31 % de nickel, de 0.17 % de cuivre et de 0.08 % de cobalt. Il y aurait ensuite le site de Nyabikere avec ses 46 millions de tonnes métriques constitués de nickel à 1.45 %. Viendrait enfin le site de Waga avec 35 millions de tonnes métriques composés de

nickel à 1.38 %. Des prospections auraient été menées en 2006 aux sites de Rutovu et de Miremera où une présence de nickel était alléguée. Il existerait un gisement d’or à Butara dans la région de Mabayi. Mais la source n’a indiqué ni la quantité et ni la qualité du gisement. Et à Mukanda, il y aurait un gisement de 9.7 millions de tonnes métriques de vanadium à 0.63 %.

Mais que veulent dire tous ces chiffres ? Peut-être pourrions-nous nous faire une opinion en les comparant à ceux d’autres sites. A l’ouest tanzanien, pas loin de Musongati, il y aurait le site de Kabanga avec 36 millions de tonnes métriques à 2.85 % de nickel. Vers le nord tanzanien, il y aurait le site de Dutwa avec ses 31 millions de tonnes métriques à 1.1 % de nickel et à 0.34 % de cobalt. Au Canada, le site de Sudbury est fait de 23.5 millions de tonnes métriques de 1.55 % de nickel et de 1.33 % de cuivre.

Certaines sources affirment que l’exploitation des mines burundaises est peu rentable. Elles en veulent pour preuve, les coûts exorbitants des infrastructures. Mais d’autres sources indiquent que les sites de Musongati, de Nyabikere, de Waga aient été, en 2008, une propriété à 100 % de la compagnie multinationale australienne Argosy Minerals avant que la compagnie sud-africaine Andover ne s’en mêle. Les sites de Butara et de Miremera appartiendraient à une entreprise suédoise, International Gold Exploration (IGE). Mais ces données seraient déjà vieilles. Par exemple, le site de Musongati serait en pleine exploitation aujourd’hui par une entreprise chinoise (photo). Cela voudrait dire que des contrats ont été ou auraient été signés entre le Burundi et des compagnies minières. Quelle serait la valeur de ces contrats ? Nos multiples sources sont muettes à ce sujet. C’est donc une affaire à suivre pour confronter diverses sources et surtout connaître la valeur officielle et officieuse des contrats d’exploitation.


Sources: US Department of the Interior, Wikipedia, Mbendi, Africa news


La rédaction


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