ÿþ<!-- saved from url=(0022)http://internet.e-mail --> <html> <head> <title>Actualite</title> </head> <script language="JavaScript"> var spot; spot=0; function move() { styleObjet=document.getElementById("flyer").style; if (spot<900) { spot+=2; styleObjet.left=spot+"px"; } else { spot=0; styleObjet.left=spot+"px"; } setTimeout(move,50); }; </script> <body onload="move();" bgcolor="#FFFFFF"> <Table id="flyer" style="position:absolute; top:1" width="100%"> <TR ALIGN="left" bgcolor="#FFFF00" color="#FF0000"> <TD><H4>Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill)</H4></TD> </TR><Table> <Table id="text" style="position:absolute; top:40" width="100%"> <TR ALIGN="center" bgcolor="#00FF00"> <TD><H4>Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre.</H4> <script language="JavaScript"> var e = document.getElementById("text"); e.style.border= "solid black 5px"; e.style.padding = "5px"; var colors = ["white", "yellow", "orange", "red"] var nextColor = 0; setInterval(function() { e.style.borderColor=colors[nextColor++%colors.length] }, 500); </script> </TD> </TR><Table> <Table style="position:absolute; top:100" width="100%"> <TR ALIGN="center" bgcolor="#00FFFF"> <TD><H5>Mis en ligne le 25 Août, 2011<br> Par Patrice Ndeta</H5></TD> </TR></Table> <Table style="position:absolute;top:160" width="100%"> <TR ALIGN="center" bgcolor="#00FFFF"> <TD><H2>Le Burundi: Un état prédateur</H2></TD> <Table style="position:absolute;top:210" width="100%"> <TR ALIGN="center" bgcolor="#00FFFF"> <TD> <IMG src="jan-nkurunziza.jpg" width="250" height="200"> </TD> <TD> <h3><p align="justify">Ces mots ne sont pas les nôtres. Ils sont de M. Janvier Désiré Nkurunziza dans une de ses nombreuses études et conférences. L étude  Pourquoi le secteur financier n est pas au service du développement? pose une question fondamentale et elle essaie d y répondre. Nous vous convions à la lire en entier par le lien ci-bas. Nous, nous en reprenons quelques lignes qui nous ont intéressés. Et c est aussi nous qui mettons en évidence le mot  prédateur qui nous semble le plus expressif de l étude et le plus emblématique de l état burundais. Pour M. Janvier Nkurunziza, la prédation ne concerne que le secteur financier. Mais selon nous, toutes les structures économiques et politiques fonctionnent dans le sens de la prédation.</p> </Tr> </Table> <Table border="0" style="position:absolute;top:412" width="100%"> <Tr bgcolor="#00FFFF"> <TD> <h3><p align="justify">Ce tableau 1 nous dit que le Burundi est le pays le plus pauvre de sa région. Mais il nous indique aussi que le Burundi connaît la croissance économique la moins élevée de la CEA (Communauté Est Africaine). Ceci n est qu un rappel, tout le monde le savait. Ce que beaucoup de personnes savaient peut-être moins est la cause de cette mauvaise performance.</p> <pre> Tableau 1</pre><br> <pre> PIB Croissance du PIB</pre><br> <pre> Burundi ..............160 .......................... 3.5</pre> <pre> Kenya.................759 ......................... 5.6</pre> <pre> Rwanda ...............506 .......................... 5.6</pre> <pre> Ouganda ............. 481 .......................... 7.1</pre> <pre> Tanzanie .............509 .......................... 5.6</pre><br> <pre> Source: Banque Mondiale, données de 2008.</pre> <pre> PIB: PIB per capita en $us courants</pre> <pre> Croissance du PIB: en %</pre><br> <p align="justify">La pauvreté de la population burundaise tire son origine de cette lamentable performance économique, de la prédation qui ne datent ni de l année passée, ni des 10 dernières années. La première cause de cette situation est la suite de putschs et la culture de violence politique du pays. Cela a découragé les investisseurs qui ne font que des investissements à court terme. Nous ajouterons que cette violence politique est née de l histoire du pays qui est émaillée de plusieurs guerres et razzias et qui n a jamais toléré une opposition politique. En plus de cela, nous dirions que depuis toujours, le Burundi a été une propriété personnelle du Roi. Même avec la république, les différents chefs d état successifs ont toujours, à des degrés divers, traité leur pays comme leur propriété privée.</p><br> <p align="justify">Ensuite le système financier mis en place aux lendemains de l indépendance a été au service d une tout petit groupe de personnes. Les 90 % de la population burundaise qui vit de l agriculture bénéficiaient de 2.50 % des crédits bancaires pendant la période 1980-1994 et de 0.68 % depuis 2003. Pendant les deux mêmes périodes, l industrie jouissaient respectivement de 16 % et de 3.8 %. Enfin le commerce recevait respectivement 43 % et 72 %. Donc les activités des 90 % de Burundais ont été et sont privées d investissements modernes.</p> <p align="justify">Le gros des crédits est accordé au commerce. Mais l économie burundaise est, selon l étude qui cite l Isteebu, à 77 % informelle. Or beaucoup d entreprises commerciales appartiennent à cette économie informelle. Ce qui nous fait dire que les 72 % des crédits vont à quelques dizaines de commerçants.</p> <p align="justify">Un autre aspect du système financier burundais est qu il est fait de quelques banques, soit huit en tout et pour tout. Mais, de ce nombre, seules trois banques, soit l IBB, la BCB et la BANCOBU, totalisent 60 % de crédits et 78 % de dépôts. Ce sont les mêmes 3 banques qui gagnent 84 % des profits de tout le système financier. En terme de rendement par action, toutes les banques affichent un rendement moyen de 19.4 %. Mais la BBCI a un rendement de 26 %, la BANCOBU 29 % et la BCB 39 %.</p><br> <pre> Tableau 2</pre><br> <pre> Dépôt Prêt</pre><br> <pre> 1992 ......................... 8.4 % .............. 16.6 %</pre> <pre> 2005 ......................... 9.6 %............... 20.6 %</pre><br> <p align="justify">Le rendement élevé de l investissement et donc les profits excessifs de ces banques viennent de ce différentiel entre les intérêts qu elles accordent à leurs clients qui déposent leur argent et les intérêts qu elles gagnent sur les prêts consentis à ces mêmes clients. Comme vous le voyez, ce différentiel est très grand et il a grossi avec le temps. En 2005, il était de 114.58 % du taux d'intérêt du dépôt.</p> <p align="justify">L autre caractéristique est l actionnariat de ces banques. L état est propriétaire à 75 % de la BANCOBU, à 59 % de la BBCI, à 45 % de la BCB et 39 % de la SBF. Dans le domaine de l immobilier, la FPHU (Fonds de Promotion de l Habitat Urbain) est, à 83%, une propriété de l état. Les représentants de l état dans ces compagnies favorisent l octroi des crédits à leurs entreprises familiales, à leurs amis et à des membres influents du parti au pouvoir.</p> <p align="justify">Depuis 1962, la population burundaise est demeurée fortement rurale avec une économie essentiellement agricole. Cette population a été et est toujours ignorée du système financier. Ainsi leurs activités, aussi bien l agriculture que l élevage, sont exclues d un financement adéquat. Le secteur manufacturier est, lui aussi, presque ignoré par le système financier. Cela vient de la nature de ses activités dont le cycle est long et qui sont très risquées du fait de la fréquence de la violence politique. Enfin le commerce accapare une très grande partie des crédits bancaires. Mais, comme tout le secteur tertiaire, il appartient, dans des proportions très élevées, à l économie informelle.</p> <p align="justify">Les financements bancaires se dirigent donc vers quelques dizaines d entreprises dont les propriétaires sont des amis du parti au pouvoir. La prédation de l état réside dans le fait que l actionnariat ne fait rien pour favoriser l investissement dans beaucoup d activités de production. L état burundais pratique aussi la prédation parce que l argent qu il collecte de ces banques n est pas redistribué dans le financement des secteurs primaire et secondaire et tertiaire moderne. Enfin il y a prédation aussi car les délégués de l état au conseil des actionnaires usent de leur statut pour leur enrichissement personnel et celui des membres du parti au pouvoir.</p> <p align="justify">Mais, bien entendu, cette étude de Janvier Nkurunziza n est pas un extrait de la Bible. Il revient à chacun de la confronter à d autres études dans ce domaine. Mais force est de constater que certains des chiffres et analyses de cette étude ressemblent à ceux déjà proposés par la l Olucome de Gabriel Rufyiri, la Banque Mondiale (Doing Business), Transparency International, US Department of State et Globserver. La prédation est une réalité. Elle permet d expliquer la pauvreté chronique et abyssale du peuple burundais. Il est plus qu urgent de proposer et mettre en place des solutions pertinentes. Une de ces solutions serait la stabilité politique qui, malheureusement, est en train d'être mise à rude épreuve.</p> <p align="justify">Source: cadmus.eui.eu</p><br> <a href="http://cadmus.eui.eu/bitstream/handle/1814/13715/RCAS_2010_29.pdf;jsessionid=8474BC9950F4FAE672AEC7AB774E6F2A?sequence=1"> <center><I><B><center><I><B>Lire la source</B></I></center></a><br> <p align="justify">La redaction</p><br> <p align="justify"><font color="FF0000">Copyright @ www.amayagwa.com</font></p></h3> </TD> </Tr></Table> </body> </html>