Nous ne capitulerons jamais! (Winston Churchill)

Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre.

Mise en ligne le 23 Octobre, 2009
Par Patrice Ndeta

Un des sujets du sommet de Copenhague: Garder la forêt intacte.

Pour préparer un nouveau traité, Ban Ki-moon, le Secrétaire Général des Nations Unies a présidé un sommet à New York, cette semaine. L’objectif de la rencontre était d’encourager les pays à accepter les politiques de réduction d’émission de carbone.

REDD (reducing emissions from deforestation and degradation) sera un des sujets importants de l’agenda. Les gouvernements et le secteur privé ont été incités à investir dans ces projets. Il a été question aussi d’échange des “obligations vertes” (forest bonds) contre les fonds de pension.

La prévention contre la déforestation est un des moyens potentiels simples pour réduire l’émission de carbone au niveau mondial. Pour le moment, l’émission de carbone par la déforestation est évaluée à 18 % de l’émission globale de gaz à effets de serre. Ce pourcentage est plus élevé que celui des trains, des autos, des camions, des avions et des bateaux réunis à travers le monde. La réduction de la déforestation et de la dégradation des sols sera d’une importance vitale si nous voulons garder la croissance de la température dans des proportions acceptables ( cette croissance est estimée à moins de 2 %).

D’aucuns croient que la réduction de la déforestation est une des façons moins chères et plus rapides que les façons alternatives telles que les autos sans pétrole ou l’usage de l’énergie éolienne ou nucléaire. Ces façons alternatives seront aussi nécessaires, mais elles demandent plus de temps, requièrent de nouvelles avancées en matière de technologie et créent des controverses au sein de la société.

Il serait donc moins cher et plus facile de payer de l’argent aux populations concernées pour ne pas couper des arbres. Cela ne demanderait aucune nouvelle et coûteuse technologie. Cela ferait intervenir seulement la volonté politique( des dirigeants locaux et internationaux). Selon Achim Steiner, le Directeur du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, une politique qui interdit de couper des arbres serait plus facile à vendre aux populations. Ainsi, le résultat serait une réduction d’émission de carbone, mais aussi il y aurait une protection des sols contre l’érosion, une amélioration de la qualité des eaux et une mise en compte de la biodiversité.

Le REDD pourrait corriger les erreurs de CDM (UN’s Clean Development Mechanism) qui fait partie du protocole de Kyoto de 1997. Depuis 2006, le CDM permet aux pays développés de vendre des crédits de carbone aux pays en développement qui adoptent des politiques vertes telles que planter de nouveaux arbres, utiliser des nouvelles ampoules électriques moins énergivores, etc. Le CDM a été critiqué, entre autres, pour avoir accordé des crédits à la construction des barrages d’eau. Mais surtout, les règles du traité de Kyoto permettent de récompenser la plantation des arbres mais ne donnent rien à ceux qui refusent de couper les arbres existants.


Extrait de l'article "Last gasp for the forest" pp 93-95


Source: The Economist, du 26 Septembre au 2 Octobre 2009


La rédaction


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