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Oui! La mauvaise gouvernance, l'ignorance et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les vaincre. |
Mis en ligne le 29 Juin, 2011 |
Burundi: Quels sont ses problèmes structurels? |
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Le Burundi a un petit et faible secteur privé parce que le contexte économique décourage l’investissement. Dans “Doing Business”, édition 2010, le Burundi est classé 180ème sur 183 pays. Et selon la Chambre Fédérale du Commerce du Burundi, les principales barrières au développement du secteur privé sont de 3 ordres. |
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La première barrière est constituée par la contrainte financière, en particulier un manque d’accès au prêt à moyen et long terme. L’industrie financière du Burundi est dominée par 3 banques commerciales dont la clientèle se limite à la population urbaine et aux grandes entreprises. Et moins de 2 % de la population ont un compte bancaire. Cela fait que le Burundi est un des pays ayant la plus faible pénétration bancaire dans le monde. Les banques commerciales burundaises ne s’intéressent qu’aux activités économiques de court terme parce que ces activités génèrent beaucoup d’argent pour les banques. Ainsi les 3/4 des crédits bancaires sont accordés au commerce, 2 % à l’industrie et 0.75 % à l’agriculture. Mais les choses pourraient changer. Des banques étrangères sont en train de s’installer dans le pays. Elles arrivent avec de nouvelles technologies et de nouveaux produits et services. En même temps, elles accroissent la compétition et pourraient créer une pression à la baisse sur les taux d’intérêt et une pression à la hausse quant à l’accès des Burundais au crédit. Par exemple, il y a déjà dans le pays des guichets automatiques, des services bancaires par téléphone et par internet. Et puis la banque centrale, la BRB (Banque de la République du Burundi) a déjà accru le capital de base de toutes les banques commerciales. Cela permettra de réduire la vulnérabilité de ces banques. Ce capital de base est déjà passé de 300 millions de FBU à 10 milliards de FBU au 31 décembre 2010. Il y aurait aussi des discussions pour la création des garanties de crédit en vue de mobiliser des crédits pour les prêts à long terme. Le second obstacle est la faiblesse du système judiciaire burundais. Le secteur privé a grandement besoin d’un système judiciaire fiable et efficace, capable de s’occuper rapidement de conflits entre les acteurs économiques. Mais il a été constaté que cela n’était pas possible dans un proche avenir. C’est ainsi qu’il a été créé le Centre Burundais d’Arbitrage et de Conciliation pour s’occuper de ces litiges économiques. Le 3ème problème est celui du manque d’accès aux facteurs de production. Le Burundi manque cruellement de capital humain, de professionnels bien qualifiés à cause de la guerre civile que le pays a connue pendant ces 20 dernières années. En plus de cela, la terre coûte cher et l’électricité et les services de transport sont non seulement chers mais ils sont peu fiables. Et le Burundi aura beaucoup de difficultés à résoudre ces problèmes à court terme. Le gouvernement burundais s’active actuellement pour essayer de faire face à la situation. Le 2ème Vice-Président de la République du Burundi a créé plusieurs groupes et comités pour proposer des solutions. Pendant les 3 premiers mois de cette année, ces groupes se sont occupés des 3 des 9 indicateurs de “Doing Business”. Ces 3 indicateurs sont: la création d’entreprises, l’enregistrement de la propriété et la protection des investisseurs. L’autre solution est la création, en octobre 2009, de l’agence de l’Autorité de la Promotion de l’Investissement du Burundi. En moins d’une année, l’agence a accepté 60 projets totalisant 203 milliards de FBU. Ces projets d’investissements étaient dans les domaines de la transformation alimentaire et dans les (ICT) techniques de l’information et des communications. Les domaines prometteurs sont: l’énergie, les mines, le tourisme et la transformation alimentaire. La Chine et le Qatar sont les investisseurs les plus intéressés dans le tourisme, la pêche, les mines et l’agriculture industrielle. Source: africaneconomicoutlook.org La rédaction Copyright @ www.amayagwa.com |